Jo

Nous avions cueilli Jo à la sortie du télécabine, sans problème. Puis nous lui avions réglé son compte discrètement. Maintenant il fallait évacuer le cadavre et Fred avait proposé de l’allonger dans le coffre de toit de son break.
Tout se serait bien passé si cet abruti n’avait pas freiné pile pour éviter un chien. Le coffre, mal arrimé, se détacha, glissa sur la route enneigée puis s’engagea sur la piste qui descendait vers le bas de la station. Très rapidement il prit de la vitesse et renversa un octogénaire qui aurait mieux fait de rester devant sa télé à regarder Drucker ou Stéphane Bern. Plus bas il fit un strike parfait avec les dix gamins d’un cours de ski puis il disparut dans la pente.
Personne n’ayant vu d’où venait l’engin infernal , nous pensions être débarrassés de Jo. Mais le lendemain les gendarmes frappaient à la porte du chalet. Ce crétin de Fred, en beauf parfait, avait reporté, sur le coffre, l’immatriculation de son Break ! Les pandores nous signifièrent une convocation pour « coups et blessures involontaires ». Puis ils nous remirent l’objet du délit, en nous faisant remarquer qu’on avait de la chance qu’il ne se soit pas ouvert dans sa course folle. Avant de se retirer ils nous conseillèrent de mieux repartir le poids du chargement entre le toit et l’intérieur du véhicule. Ce qu’on s’empressa de faire dès qu’on eu trouvé une tronçonneuse suffisamment efficace.

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