C’est la beauté qui sauvera le monde ?

Année 1881, au plus fort de l’automne anglais, si interminable qu’Edward Burne-Jones avait l’impression qu’il se déroulait au ralenti. Dans son cottage, sa meilleure consolation était ces crépuscules flamboyants sur l’océan qu’il pouvait admirer depuis son atelier de peinture. Continuer la lecture de « C’est la beauté qui sauvera le monde ? »

La poire est un dessert qui se mange froid

Par la porte entrebâillée je regarde les convives attablés. En arrivant, ils m’ont à peine saluée. Certains ont jaugé mon corps comme dans une foire agricole. Personne ne m’a reconnue. Continuer la lecture de « La poire est un dessert qui se mange froid »

Le temps suspendu

Il a pris son verre entre ses deux mains. Il l’a fait tourner, doucement, très doucement. Et très lentement, il l’a porté à son nez, à ses lèvres. Il a respiré d’un souffle profond, il a bu à petites gorgées. Continuer la lecture de « Le temps suspendu »

Le dilemme du grand gourou

Une microscopique fraction de seconde avant que la balle du pistolet que ma femme pointait dans la direction du Grand Médium Céleste ne dispersât ma propre cervelle à travers la pièce, j’eus à peine le temps de constater l’incongruité de la situation et d’en envisager la fin tragique. Continuer la lecture de « Le dilemme du grand gourou »

La fête est finie

Je suis un haut lieu de la culture populaire – 11e arrondissement, Paris, où j’ai vu le jour sous le second Empire. À l’origine, en 1865, je m’appelais « Le Grand Café Chinois – Théâtre Bataclan ». Continuer la lecture de « La fête est finie »

Mignonne, allons voir dans les bars…

Je sirotais ma bière peinarde au fond de la salle. Le bistrot payait pas d’mine mais une envie pressante avait pris le pas sur les considérations artistiques. Continuer la lecture de « Mignonne, allons voir dans les bars… »

Un plat qui se mange froid

Le repas s’achève, dégusté avec un plaisir évident par les convives séduits par les mets appétissants et si bien cuisinés : asperges printanières sous leur mousse de verdure, daube de sanglier aux champignons des bois et cette tarte aux poires qu’une crème d’amandes rend si onctueuse. Continuer la lecture de « Un plat qui se mange froid »

Road Movie

Cela faisait déjà une demi-heure que la voiture avait quitté Lappe. Dans le rétroviseur, Nantes commençait à disparaître dans la brume. Ils ne seraient pas avant quatorze heures à Hoire, en passant par le Poiré sur Vie. Continuer la lecture de « Road Movie »